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La parentalité

C.R.E.A.D.O.P

Centre de Réadaptation Alimentation Diabète Obésité Pédiatrique

Val Pré Vert

Etre parents d’un enfant ou d’un adolescent souffrant d’une pathologie chronique

 

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Etre des parents en 2013 ne peut être facilement assimilable à ce que nos parents, aïeuls et ancêtres ont connus.

En effet, les nombreuses sollicitations médiatiques, la rapidité d’échanges et de communication entre les peuples, une culture qui a tendance à s’uniformiser, à se globaliser à l’échelle de la planète, tous ces éléments  induisent inévitablement des conséquences importantes sur le développement psychique de nos enfants et adolescents.

Les parents se retrouvent souvent démunis face à ce bouleversement qui agite de façon constante l’environnement de nos enfants. Ces jeunes doivent apprendre très rapidement et intégrer des changements, des modalités culturelles et communicationnelles extrêmement importants.

La problématique de ces changement de ce séisme médiatico-culturel est qu’émotionnellement ces jeunes et leurs familles n’ont pas le temps de les ingérer de les digérer et de se les approprier. Le temps nécessaire à la maturation n’est plus possible à l’échelle de la conscience humaine telle qu’elle l’a vécu et véhiculé durant des siècles et des millénaires.

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Cette accélération induit chez les parents le sentiment d’une quasi-impuissance. Il faut répondre toujours et encore  aux nouveaux besoins  toujours plus importants des enfants et des adolescents. (téléphones portables, ordinateurs, tablette, jeux vidéo, réseaux sociaux..), et le tout bien souvent est mixé désormais sur un même appareil. C’est la dictature de l’appareil à laquelle doivent faire face des parents, eux-mêmes soumis à cette même pression.

La « nouvelle norme » devient la « normalité ».

Il est difficile alors d’adopter les mêmes principes éducatifs que nos parents nous ont enseignés. Pour autant, cette avancée entre technologie et culture est inéluctable, nous devrons faire avec, la mondialisation s’impose à tous et à toutes, jusqu’aux confins du désert le plus reculé.

            Alors est ce que la condition de parents en 2013 est définitivement promise à un acquiescement sans réserve du déversement d’informations libérées sur l’autoroute médiatique ? Est-ce que cela sous tendrait que la relation parent enfant ne peut plus être celle de la transmission de valeur humaine ?

Heureusement non ! Comme je le précisais, il y a un gouffre entre développement médiatique et culturel et développement psychique et émotionnel.

Et c’est dans cet espace que réside la part active des parents auprès de leurs enfants.

Il est donc essentiel de redonner la définition de l’éducation. Eduquer n’est pas imposer mais bien « accompagner vers ». Du latin e ducare .

Il est donc ainsi primordial pour les parents « éducateurs » de comprendre que leur mission est bien de proposer un cadre émotionnel stable,  structurant rassurant à leurs enfants. Il parait tout à fait illusoire de tenter d’imposer notre propre modèle culturel. Les enfants et adolescents devront grandir dans l’environnement qui leur est proposé et essayer d’être en accord avec eux même.

L’autorité des parents est alors celle de l’écoute active et pro active. Il est peut être nécessaire aujourd’hui de proposer aux parents des accompagnements à la parentalité afin de les soutenir dans leur démarche éducative.

L’Amour que ces femmes et ces hommes portent à leurs enfants reste le même qu’il y a 50 ans, pour rester sur une échelle admissible et appréhendable par la plupart d’entre nous.

Nous avons tous le désir du meilleur pour nos enfants et nous ne savons pas parfois comment nous y prendre, quelles sont les clefs.

Notre environnement en constante évolution nous pose problème.

Et quand la maladie touche un de nos enfants, il est légitimement plus compliquer alors de résister à ses demandes. Et il n’est pas rare de voir des parents « lâcher leur rôle d’éducateurs » au motif que leur enfant souffre déjà assez pour qu’on lui impose encore une règle. La maladie est vécue comme une injustice sur laquelle plane parfois le spectre d’une « malédiction » pourquoi nous ? Pourquoi ?

Mais il faut comprendre ce que la maladie veut dire ou plutôt ce qu’elle représente.

La maladie ou la pathologie dont souffre nos enfants sont des symptômes.

« Un symptôme est un apprentissage qui permet(ou a permis) au patient de s’adapter à une situation qui ne correspond pas (ou ne correspondait pas) aux apprentissages acquis jusque-là. Un symptôme en ce sens est toujours une solution, mais une mauvaise solution. Et comme un apprentissage ne s’oublie pas, il ne peut s’effacer que devant un autre apprentissage.» (docteur Jacques-Antoine MALAREWICZ psychiatre, thérapeute familial)

D’où, le grand intérêt à porter à l’enfance et l’adolescence dont la malléabilité est en général plus remarquable qu’à l’âge adulte

Traiter une pathologie chronique, celle de votre enfant c’est avant tout vous permettre et lui permettre de modifier ce qui aujourd’hui fait souffrance. Il est donc absolument nécessaire que les parents soient impliqués dans le processus de changement. Tout l’équilibre de la famille est en jeu.

Et vous le savez bien  chers parents l’inconfort de l’inquiétude que l’on a pour nos enfants agit sur notre propre perception de ce qui est bon pour lui.

Il est donc naturel de vous convier avec les membres de toute la famille à faire ce chemin avec nous pour nous aider à l’aider et vous aider à l’aider.

L’équipe de soins de l’établissement est à votre disposition pour vous écouter et vous accompagner dans le développement et la mise  en place de vos propres stratégies de changement afin que toute la famille puisse gagner en sérénité et en plaisir de vivre en harmonie.

Aussi nous vous invitons, MAMANS, PAPAS, FRÈRES, SŒURS à venir construire pour enfant, votre frère, votre sœur, et pour vous-même,  votre solution pour un changement durable.

Il n’y a pas de changement qui ne soit volontaire, venez découvrir et faire l’expérience des outils du changement

 

Nous savons que vous connaissez cette solution mais vous ne le savez pas encore.

Professeur Catherine Jousselme: Le défi de la parentalité

 

« Ils recomposent, je grandis :Répondre au défi de la famille recomposée », par Catherine Jousselme, pédopsychiatre

Comment ne pas défaillir sous le poids de la culpabilité et réussir le pari de la recomposition familiale ? Comment rester des parents responsables du développement et de l’avenir de ses enfants ? Voici le livre indispensable pour sortir des recettes-miracles qui ne fonctionnent pas ! Il s’agit surtout, au-delà de l’envie de bien faire et de vivre heureux à tout prix, de considérer cette construction comme une aventure dont on ne peut maîtriser tous les paramètres. Il serait vain, voire dangereux, pour la nouvelle famille de vouloir échapper aux doutes et aux remises en cause… propres finalement à toute famille !

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ils recomposent je grandis

Ils recomposent je grandis

 

 

 

 

Bibliographie sur la parentalité

Lire la bibliographie

  • Ceballo R., Lansford J.E., Abbey A., Stewart A. J., Gaining a Child : Comparing the experiences of biological parents, adoptive parents, and stepparents, Family relations, 2004, Vol. 53, n° 1, pp 38-48
  • Christensen P., The health-promoting family: a conceptual framework for future research, 2004, Social science and Medicine, 59, pp 377-387
  • Cicchelli-Pugeault C., La santé des enfants, fonction parentale d’hier et d’aujourd’hui, 2003, La Santé de l’Homme, n° 367, septembre-octobre 2003, pp 10-12.
  • Goulet C. , Bell L., St-Cry Tribble D., Paul D., Lang M., A concept analysis of parent- infant attachment, Journal of Advanced Nursing, 1998, 28 (5), pp. 1071-1081
  • Houzel D., Les enjeux de la parentalité, Editions Erès 1999, 200 pages
  • Lecluse F., Wacquet G., Rapport, Petite enfance et parentalité dans le Nord-Pas de Calais: tout mettre en œuvre pour mieux préparer l’avenir, juin 2004, 113 pages.
  • Le Gall D., Filiations volontaires et biologiques, la pluriparentalité dans les sociétés contemporaines, Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, 2003, 51, pp 118-123.
  • Martin C., Rapport pour le Haut Conseil de la population et de la famille, La parentalité en questions, Perspectives sociologiques, Avril 2003, 54 pages.
  • O’Connor Th.G., Annotation : The effects of parenting reconsidered : findings, challenges, and applications, Journal of Child psychology and psychiatry, 2002, 43 : 5, pp 555-572
  • Titran M., Nous tentons d’aider les parents à faire émerger leurs talents, La Santé de l’Homme, n° 367, septembre-octobre 2003, pp 26-27.
  • Vérité E., La parentalité commence avant la naissance, 2003, La Santé de l’Homme, n° 367, septembre-octobre 2003, pp 30-32.