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Diabète : les situations d’urgence

C.R.E.A.D.O.P

Centre de Réadaptation Alimentation Diabète Obésité Pédiatrique

Val Pré Vert

L’HYPOGLYCÉMIE (Avoir une glycémie trop basse)

L’hypoglycémie est une des complications aiguës les plus fréquentes du traitement du diabète de type 1. Elle est définie par un taux de sucre dans le sang inférieur à 0,60 g/l (3,3 mmol/l). Le risque c’est le malaise hypoglycémique, on peut observer différents signes d’alertes (un ou deux signes en général), souvent les même chez la même personne. Il peut s’agir par exemple de tremblements, de maux de tête, sueurs, faim, fatigue, pâleur, troubles de la parole ou de la vision, cauchemar, agitations, etc…. Exceptionnellement, un coma hypoglycémique avec perte de connaissance.

Il n’y a pas de risque si on agit vite. Tant que l’enfant peut encore avaler il faut le resucrer (un morceau de sucre pour environ 20kg) par voie orale, il faut arrêter toute activité sportive et dès la disparition des signes de malaise faire manger l’enfant. En cas d’impossibilité d’avaler (malaise grave) l’injection par Glucagon® est indiquée.

Il faut donc mesurer la glycémie pour confirmer l’hypoglycémie et la contrôler ensuite pour surveiller l’évolution. Il faut également toujours avoir des sucres sur soi.

Il n’a pas de conséquences neurologiques à long terme.

HYPERGLYCEMIE AVEC CETOSE (L’ACIDOCÉTOSE)

Le taux normal de glycémie se situe entre 0.80 et 1.20 g/l. Si la glycémie est supérieure à 1.20g/l on parle d’hyperglycémie. En cas de glycémie très élevée, au-delà de 2.50g/l, il faut vérifier le taux d’acétone dans le sang ou les urines.

L’acidocétose, signe de décompensation diabétique, résulte d’une carence en insuline (à la découverte du diabète ou si il y a une augmentation des besoins d’insuline). Pour les patients porteurs d’une pompe à insuline, une hyperglycémie avec cétose peut apparaître après une interruption volontaire ou accidentelle de 2heures seulement. En effet, sans insuline, le glucose ne peut pénétrer dans les cellules et d’autres sources d’énergie vont alors être utilisées, notamment les acides gras et acides aminés. L’utilisation des acides gras et acides aminés comme source d’énergie produit des corps cétoniques, qui sont vite toxiques pour l’organisme et abaissent le pH sanguin. Les symptômes peuvent être les douleurs abdominales, nausées ou vomissements. La présence de corps cétoniques (l’acétone) doit être vérifiée par le patient atteint d’un diabète à l’aide des lecteurs d’acétonémie ou des bandelettes urinaires, afin de pouvoir y remédier avant l’acidocétose, par un apport d’insuline.

DIABÈTE DE TYPE 2 : LES RISQUES

Le diabète de type 2 est l’un des facteurs de risque cardio-vasculaires. Il reste rare chez l’enfant et l’adolescent, mais il est en progression constante, surtout en Amérique et au Japon, de façon moindre en Europe.
Le diagnostic est le même que pour celui des adultes. Parmi les facteurs de risques, on retrouve souvent l’obésité (IMC > 30kg/m2), des antécédents familiaux de diabète, le sexe féminin, un diabète chez la mère durant la grossesse.